Je m'en vais, de Jean Echenoz
Le discret Jean Echenoz passe pour l’un des très bons auteurs français contemporain. Ce livre, « Je m’en vais », lui a même valu le Goncourt en 1999. Une fois ceci dit, et sans vouloir être méchant, si Echenoz est un bon parmi les français, les autres doivent être d’une médiocrité invraisemblable. Car enfin, c’est vrai que ce livre est bon, et que l’auteur écrit bien, que son histoire est bien construite et agencée, on sent le travail sous-jacent. Rien à redire là-dessus, pas de temps morts, on ne s’ennuie pas à cette lecture.
Mais point trop n’en faut ! Si nous avons ici un bon roman, d’une lecture agréable, on est tout de même loin des sommets de la littérature. Jean Echenoz est un bon auteur, mais sa place est sans doute surévaluée du fait du quasi néant des auteurs qui font l’actualité des petites chroniques littéraires.
En somme, j’ai passé un excellent moment, ponctué d’une pointe de soupçon d’un léger malaise, mais peut-être en attendais-je trop d’un auteur que l’on a excessivement porté aux nues.