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 Gérard Oberlé (1945-)

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Alfred
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Date d'inscription : 04/02/2005

MessageSujet: Gérard Oberlé (1945-)   Ven 18 Fév à 0:27

Sévère mais juste
Henri Schott, écrivain bourlingueur bien fatigué, fait un dernier détour, un pèlerinage sur sa terre natale, dans les Vosges (enfin, les Vosges du Nord, en Moselle). Il y part à la recherche de ses souvenirs et aussi d’impressions nouvelles. Il y rencontre les fantômes du passé : sa grand-mère, Baba, une vieille incroyable ; son oncle Gus, un vague débauché un peu marginal. Mais aussi les personnages du présent : Marlène, une sorte de cow-girl, jolie femme à poigne qui tient une vague auberge de montagne ; Mathias, un gitan qui a épousé la fille d’un ponte local, mais que sa belle-famille, enrichie, persécute. Et aussi une foule de gens mesquins, petits, mauvais, des putains et des pervers, des beaufs avinés, des chasseurs viandards, toute une humanité peu reluisante, comme il en respire partout. Mais malgré tout, Schott est revenu dans son pays, en ultime voyage d’un mourant.
Un livre tendre et fort, rabelaisien au meilleur sens du terme, rempli de vigueur et de joie, d’humanité et de chaleur, mais sans concession ni idéalisation. Un beau roman, pavé singulier dans la foisonnante rentrée littéraire.
Oberlé, qui a apparemment bourlingué toute sa vie, réussit un roman juste, qui dit une terre, (les Vosges du Nord, ce pays sombre qui n’est pas tout à fait les Vosges du touriste lambda), de la même façon que Pelot dans son roman « C’est ainsi que les hommes vivent » (un des romans majeurs de la décennie, je le répète !) avait su dire une terre, un peu différente, celle des Vosges méridionales. A un an d’intervalle, deux grands romans pour dire une contrée, vaste, diverse et humaine. Oberlé pour le Nord du massif, Pelot pour le Sud.
Quel auteur saura compléter cette trilogie, et dire, aussi magnifiquement, les Vosges Centrales ?


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